lundi 14 octobre 2013

ERASMUS VAN ROTTERDAM, Het Lof der Sotheyt.

De Lof der zotheid (Moriae encomium, sive Stultitiae laus)

is het bekendste werk van de Nederlandse humanist Desiderius Erasmus. Het is een satire die in 1511 werd gepubliceerd. De titel bevat een dubbelzinnigheid. Enerzijds kan men het interpreteren als Loflied op de Zotheid, waarbij Zotheid dus, passief, datgene is dat geprezen wordt; anderzijds als de Lof van de Zotheid waarbij de Zotheid, actief, op ironische wijze prijst wat in de maatschappij der mensen zot is.


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Erasmus schreef het werk in het Latijn in 1509, nadat hij was teruggekeerd van een reis naar Italië en in Engeland, in de week dat hij bij zijn vriend Thomas More verbleef. Hij liet het in 1511 in Parijs publiceren. Een exemplaar van een in Basel gedrukt boek werd geïllustreerd met pen- en inkttekeningen van Hans Holbein de Jonge. In 1676 werden naar deze tekeningen gravures gemaakt voor een Berlijnse uitgever.

Bij monde van de Zotheid (Stultitia), die samen met haar vijf dochters over de wereld heerst, worden allerlei menselijke dwaasheden aan de kaak gesteld. Behalve kerkelijke autoriteiten worden ook kooplieden, vorsten en wetenschappers bekritiseerd.
Het wordt beschouwd als een van de meest invloedrijke werken van de westerse beschaving en ook als een boek dat de weg vrijmaakte voor de reformatie.

Erasmus was bevriend met Thomas More en deelde diens gevoel voor humor en intellectuele interesses. Erasmus droeg de Lof der Zotheid ook op aan deze Engelse humanist wiens Utopia enkele jaren later tot stand kwam. De Griekse titel Morias enkomion kan ook gelezen worden als Lof voor More, en zulke twee- en drievoudige betekenissen vindt men de hele tekst door.





L'Eloge de la Folie

Ecrit en latin en 1509 et dédié à son ami Thomas More, l'Eloge de la Folie fut un " best sellers " du XVIe siècle. D'une rare violence contre les grands de son temps, Erasme échappa au bûcher grâce à ses appuis haut-placés, et en se cachant derrière un masque, comme les bouffons de cours, seules personnes autorisées à l'insolence, parce que bossues ou infirmes. Le masque qu'Erasme utilisa est celui de la folie qu'il fit parler à la première personne. Voici trois extraits de cette prosopopée:

 
La Folie parle
    Quels que soient les propos que le monde tienne sur mon compte (car je n'ignore pas combien la Folie est mal famée, même auprès des plus fous), il n'est pas moins vrai que c'est moi, oui, moi seule, qui ai le secret d'égayer les dieux et les hommes. Ce qui le prouve hautement, c'est qu'aussitôt que j'ai paru au milieu de cette nombreuse assemblée pour prendre la parole, une joie extraordinaire a brillé sur toutes les figures. Soudain, vos fronts se sont déridés; vous avez applaudi par des rires si aimables et si joyeux qu'assurément, tous tant que vous êtes, vous me paraissez ivres du nectar des dieux d'Homère, mélangé de népenthès, quand tout à l'heure, sombres et soucieux sur vos bancs, on vous eût pris pour des échappés de l'antre de Trophonius. De même que quand le soleil montre à la terre sa face éclatante et radieuse, ou que, après un rude hiver, le printemps reparaît, ramené par les zéphyrs, tout change aussitôt d'aspect, la nature rajeunie se pare de riantes couleurs; de même, dès que vous m'avez aperçue, vos visages se sont transformés. Ainsi, tandis que d'habiles rhéteurs, par de longs discourts soigneusement préparés, parviennent difficilement à dissiper l'ennui, moi je n'ai eu qu'à me montrer pour en venir à bout.
    Quant au sujet qui m'amène aujourd'hui dans cet appareil inusité, vous allez le savoir, si vous daignez m'écouter, non pas avec les oreilles que vous prêtez aux sermons des prédicateurs, mais avec celles que vous avez coutume de dresser sur la foire devant les charlatans, les baladins et les bouffons, ou bien celles que notre cher Midas montra jadis à Pan. Il m'a pris fantaisie de philosopher un moment avec vous, non certes comme ces pédants qui, de nos jours, farcissent la tête des enfants de bagatelles assommantes et leur enseignent à disputer avec plus d'entêtement que des femmes, mais à l'exemple de ces anciens qui, pour échapper au nom décrié de sages, adoptèrent celui de sophistes. Ils s'appliquaient à célébrer par des éloges la gloire des dieux et des héros. Vous allez donc entendre un éloge, non d'Hercule ni de Solon, mais le mien propre, celui de la Folie.

dimanche 6 octobre 2013

Violence: Impact on physical and mental health of woman and girls

The WHO- report details the impact of violence on the physical and mental health of women and girls. This can range from broken bones to pregnancy-related complications, mental problems and impaired social functioning.

 “These findings send a powerful message that violence against women is a global health problem of epidemic proportions,” said Dr Margaret Chan, Director-General, WHO. “We also see that the world’s health systems can and must do more for women who experience violence.”
The report’s key findings on the health impacts of violence by an intimate partner were:
  • Death and injury – The study found that globally, 38% of all women who were murdered were murdered by their intimate partners, and 42% of women who have experienced physical or sexual violence at the hands of a partner had experienced injuries as a result.
  • Depression – Partner violence is a major contributor to women’s mental health problems, with women who have experienced partner violence being almost twice as likely to experience depression compared to women who have not experienced any violence.
  • Alcohol use problems – Women experiencing intimate partner violence are almost twice as likely as other women to have alcohol-use problems.
  • Sexually transmitted infections – Women who experience physical and/or sexual partner violence are 1.5 times more likely to acquire syphilis infection, chlamydia, or gonorrhoea. In some regions (including sub-Saharan Africa), they are 1.5 times more likely to acquire HIV.
  • Unwanted pregnancy and abortion – Both partner violence and non-partner sexual violence are associated with unwanted pregnancy; the report found that women experiencing physical and/or sexual partner violence are twice as likely to have an abortion than women who do not experience this violence.
  • Low birth-weight babies – Women who experience partner violence have a 16% greater chance of having a low birth-weight baby.

“This new data shows that violence against women is extremely common. We urgently need to invest in prevention to address the underlying causes of this global women’s health problem.” said Professor Charlotte Watts, from the London School of Hygiene & Tropical Medicine.

mercredi 2 octobre 2013

Bâtisseurs de cathédrales.

En se rendant à Chartres, un voyageur voit sur le bord de la route un homme qui casse des
cailloux à grands coups de maillet. Son visage exprime le malheur et ses gestes la rage.

Le voyageur demande : «Monsieur que faites-vous? »

– « Vous voyez bien, lui répond l’homme, je n’ai trouvé que ce métier stupide et douloureux».

Un peu plus loin, le voyageur aperçoit un autre homme qui lui aussi casse des cailloux, mais son

visage est calme et ses gestes harmonieux.
 

– « Que faites-vous Monsieur ? », lui demande le voyageur.
– «Et bien je gagne ma vie grâce à ce métier fatigant, mais qui a l’avantage d’être en plein air», lui répond-il.

Plus loin un troisième casseur de cailloux irradie de bonheur. Il sourit en abattant la masse et regarde
avec  plaisir les éclats de pierre. « Que faites-vous ?» lui demande le voyageur.

– « Moi, répond cet homme, je bâtis une cathédrale!». (anecdote racontée par Boris Cyrulnik)

 Ce qui est important pour le développement de la résilience c’est, non seulement le regard que les personnes portent sur elles-mêmes face à l’adversité, leur perception de la situation, leur projection dans l’avenir etc., mais également le regard que l’on porte sur les sujets blessés. Ainsi, les considère-t-on seulement comme des casseurs de cailloux ? Ou bien comme de possibles bâtisseurs de cathédrales ?